 Né dans les bas quartiers de Buenos Aires, le tango plonge ses racines dans différentes cultures. Au 19ème siècle, la population argentine était constituée d’une partie importante d’esclaves africains qui se réunissaient dans des lieux alors appelés «tango» (mot d’origine africaine) pour y jouer du tambour. A la fin du siècle, la grande vague d’immigration européenne emporte dans ses bagages ses diverses cultures. Le métissage des cultures européennes (danses et chants italiens, instrument allemand «bandonéon») à la culture africaine (surtout ses rythmes) a, dans un premier temps, donné naissance à la danse «tango», qui n’était qu’une «imitation» des danses africaines par les 'banlieusards' de l’époque. Ce n’est que plus tard que la musique «tango» est venue accompagner la danse. Le rythme traditionnel fut abandonné vers 1955, pour céder la place au nouveau tango, qui s'écoute plus qu'il ne se danse. Pour la première fois dans l'histoire, le tango fut admis à l'université et dans les salles de concerts.
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